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  • Le cinéma actuel, surtout dans sa version hollywoodienne, est certes devenu un art mineur, voire insignifiant, mais il arrive encore qu'au milieu du tas de scories qui se déverse sur les écrans apparaisse une pépite qui brille dans les ténèbres :
    "Before the devil knows you're dead"(traduit en français par "7h58 ce samedi là" !!!) , le nouveau film de Sidney Lumet, est une de ces rares pépites, mais la lueur qu'elle diffuse est plus noire que le cul d'un taureau noir par une nuit sans lune : c'est un des rares films où j'ai vu des gens sortir avant la fin, de manière précipitée, tellement le film est dérangeant .... mais pas du tout à cause de l'hémoglobine ou d'effets spéciaux, il n'y en a pas : l'horreur qui s'en dégage est banale, comme la banalité du mal dont parlait Hannah Arendt...
    et pourquoi nous met il si mal à l'aise ? parce que nous sentons bien qu'il s'agit de nous, nous autres, petits voyeurs des salles obscures ... une voix qui ne saurait être décelée par nos appareils de détection les plus sophistiqués vient nous chuchoter à l'oreille : "Toi... oui toi là... toi petit homme qui te planques et qui crois que personne ne se soucie de toi ... et si on t'offrait de te regarder en face une bonne fois pour toutes avant que tu t'en retournes dans ton néant, de manière définitive cette fois ?"

    Le film débute par une "scène d'amour" (on comprendra plus loin pourquoi j'ai mis des guillemets)  : un homme en sueur (joué par le merveilleux Philipp Seymour Hoffman, que l'on avait pu voir dans plusieurs films des frères Coen comme Big Lebowski ou O'brother) fait l'amour (par derrière) à sa femme (la non moins merveilleuse Marisa Tomei) et ils prennent un pied sensationnel... on comprend vite que ce bonheur merveilleux les a pris comme par surprise (comme tout bonheur, soit dit en passant), parce qu'ils sont au Brésil, à Rio de Janeiro, loin de chez eux... dialogue : "tu ne voudrais pas qu'on s'établisse ici pour toujours ?" et elle "moi je suis partante...ici au moins on ne me prend pas pour une merde". Tout est dit, le film est sur des rails, et ils nous achemineront vers l'horreur occidentale, celle qu'avait trouvé Monsieur Kurtz de "Coeur des ténèbres" au fin fond de la jungle africaine... mais il est arrivé entre temps que la jungle a tout envahi, ce qui veut dire : qu'elle s'est déplacée de l'extériorité mondaine vers notre fonds le plus intime... il s'agit donc d'un acheminement initiatique infernal, d'une phénoménologie de l'Esprit inversée....
    ils ne resteront pas au Brésil, ils rentreront aux USA, le pays où l'on peut gagner beaucoup en travaillant beaucoup ou en trafiquant...beaucoup aussi... et ils devront redescendre : on ne peut pas passer sa vie à avoir un orgasme, vérité apodictique si j'ose dire. L'homme a perdu ce qui pourrait réunir le chaos de sa vie en un faisceau lié, un "moi", il s'en dédommage en se rendant régulièrement chez un dealer qui lui fournit sa came et quelques heures d'abrutissement... il pourrait aussi bien  se rendre périodiquement chez une "escorte" (une pute quoi..)... il gagne beaucoup dans l'immobilier, mais la drogue lui revient tellement cher qu'il a dû commettre des escroqueries comptables, il est aux abois, sur le point d'être découvert... son jeune frère, lui, est un loser alcoolique, incapable de travailler et de payer la pension alimentaire de sa fille... son ex-femme n'arrête pas de le traiter de vaurien, et lorsqu'il est dans l'incapacité de payer à sa fille le week end promis, celle ci lui dira en larmes avant de raccrocher : "mais pourquoi papa m'as tu promis cette sortie? il fallait me dire la vérité, que tu es un raté minable"... telle est l'ambiance au pays le plus riche du monde.

    L'homme de Rio , qui ne voit comme solution à son désastre intime que de repartir avec sa femme à Rio, pour faire plein de petites levrettes heureuses, propose à son jeune frère un gros coup (à défaut du bon coup qu'était sa femme à Rio, mais le petit frérot n'a pas besoin de l'invitation du grand): cambrioler la bijouterie familiale, qu'ils connaissent pour  y avoir travaillé, un samedi matin... ce jour là il y aura une forte somme au coffre, une vieille employée pour tout personnel , et leurs parents seront remboursés par l'assurance : "personne ne morfle et nous on est tirés d'affaire"..


    seulement voilà, le loser (Ethan Hawke) prend peur et embauche un complice, une petite frappe "white trash" new yorkaise qui se fera tuer en tuant la vieille employée... qui se trouvera être la mère des deux hommes, rien ne se passant jamais comme prévu... seul reste le père, aux bords de la crise cardiaque, un père (Albert Finney)  fou de douleur car il aimait tellement sa femme !
    à partir de là, le compte à rebours est enclenché vers l'affreuse fin, qui sera en même temps une sorte de salut... car enfin , un juif mort il y a 2000 ans n'a t'il pas dit : "la vérité vous rendra libres" ?....
    et à la fin il arrivera que le père qui aura enfin tout compris étranglera le fils ainé (comment nomme t'on l'inverse du parricide ?) qui est à l'hopital après un hold up sanglant entrepris en compagnie de son  jeune frère... qui prendra la fuite avec le gros paquet...

    fuite, mort, désespoir, drogue, alcool, sexe, amour-absence d'amour, ennui, peur, néant...
    Sydney Lumet continue, et achève sans doute, une trajectoire "descendante" qui mène de "12 hommes en colère" (1957), ce film exaltant où Henry Fonda seul contre tous réussissait à retourner les 11 autres jurés et à sauver la vie d'un condamné, à Network en 1976, film prémonitoire où  un présentateur vedette du JT , sur le point d'être limogé par sa chaine, entend des voix et devient une sorte d'imprécateur-gourou, qui deviendra peu à peu tellement incontrôlable que la chaine le fera liquider en direct lors de son talk show par deux tueurs à gage engagés parmi des gauchistes pro- black power..
    puis à 7 h 58  en 2007...
    même les films les plus noirs de Joel et Ethan Coen ne tiennent pas la comparaison : car dans "Fargo", dans "Blood simple", il y a un moment où ils nous font un clin d'oeil (c'est trop horrible, ce ne peut être vrai) qui nous aide à prendre de la distance...c'est ça, l'humour juif..
    je ne connais qu'un film qui aille aussi loin , c'est "Les arnaqueurs" de Stephen Frears, où une femme aux abois, essayant de fuir les bookmakers qui veulent la tuer parce qu'elle les a volés, propose à son fils de coucher pour une grosse somme d'argent, puis l'égorge et s' enfuit avec l'argent là aussi... mais il ne nous est guère possible de nous identifier avec les personnages du film de Frears, ils sortent trop de notre ordinaire...par contre cela nous est parfaitement possible en ce qui concerne les deux frères du film de Lumet ! c'est possible et c'est même inévitable !
    car enfin: la vie moderne, la vie de l'occidental moyen, qu'est ce donc d'autre qu'une fuite en avant éperdue vers le néant ?
    si la Bourse n'a pas trop chuté, si l'on a encore son travail, si le petit dernier n'est pas encore dépendant à l'héroïne, si l'on peut encore partir tranquille en week end ce coup ci, si l'on a pu sauter Maryse  ou Natacha hier soir, "jusqu'à maintenant tout va bien" !
    Une telle situation-dans-le-monde porte un nom : "nihilisme"...celui que Nietzsche appelait le "convive le plus inquiétant"... nous sommes les derniers hommes qui sautillons sur la terre devenue étroite en clignant de l'oeil et en sussurant : "c'est nous qui avons inventé le bonheur"... ou encore les "hommes creux" de TS Eliot , ce poème que récitait justement Kurtz-Marlon Brando en 1979 dans "Apocalypse now" de Francis Ford  Coppola, l'adaptation cinématographique ratée et grandiloquente (américaine quoi !) de "Coeur des ténèbres" de Joseph Conrad...mais "apocalypse" veut dire en réalité dévoilement.. ce qui renvoie à aletheia-vérité, qui est aussi dévoilement...
    dévoiler c'est à dire découvrir, et couvrir (d'un voile qui cache) renvoie à "kafir" ("mécréant", celui qui couvre) dans le Coran.
    jusqu'à maintenant tout va bien pour les fils fidèles d'Abraham...le petit reste , ceux qui garderont  leur foi jusqu'aux derniers temps avant d'entrer dans la Jérusalem céleste !
    mais j'ai bien peur qu'ils ne doivent maintenant supporter que quelqu 'un (en l'occurrence Moi, puisqu'il faut bien appeler les choses par leur nom), leur dise leur fait.
    Car si l'histoire sainte, puis profane, nous a menés jusqu'au cloaque actuel, il faut bien que la Vérité n'ait jamais existé sur la Terre ! même du temps de ""l'origine-Eden ", même de la bouche des "vrais" Prophètes qui sont venus après (version abrahamique) ou des incarnations périodiques du "Seigneur" (version Bhagavad gitâ)...et même de la bouche des "prophètes de la voie gauche", Shabbatai Tsevi et Jacob Frank, mes Pères, qui ont déconstruit tout l'abrahamisme et que je vénère pour cela, car "nous n'aurons pas tout détruit si nous ne démolissons même les ruines"... mais abattre n'est pas créer.
    Si l'on prend au sérieux ce petit jeu de langage selon lequel le salut est dans le dévoilement c'est à dire dans la vérité, alors il nous faudra admettre que c'est la discipline intellectuelle  qui a pour objet la vérité, c'est à dire la science moderne, qui est la religion, l'acheminement infini vers le "Dieu" asymptotique qui serait la Science réalisée (Renan) ... et si nous prenons au sérieux cette phrase puisée certes chez un mystique soufi (Attar, "Le langage des oiseaux"), selon laquelle "désormais le voyageur se confond avec le chemin", alors nous devrons reconnaitre que nous sommes "Dieu", l'Absolu, pour peu que nous nous confondions avec le chemin de la Science qui mène à ...nous mêmes.
    il est vrai que nous ne sommes pas tirés d'affaire, nous rencontrerons encore quelques dragons sur cette route prestigieuse... mais après tout, est ce que l'itinéraire de l'âme vers le  Dieu-Raison  devrait être un long fleuve tranquille ?
    nous trouverons ainsi sur notre route les contemporains "post-modernes", qui nient que la science ait affaire avec la vérité, préférant remplacer cette "idole vermoulue" par la validité intersubjective, ou la "solidarité et l'amour universel" (Rorty )... nous devrons même tuer le Père, ou plutôt le Frère ainé, et décapiter ce bon, cet admirable Alain Finkielkraut, qui place la vérité dans la littérature plutôt que dans la science... vraiment j' en ai le coeur "navré" comme on disait au Moyen Age !
    mais nous ne devons pas céder d'un pouce sur notre seule "planche de salut" possible : la Vérité est Une, et c'est l'objet de la  Science-Une (réunifiée, après avoir triomphé de ses tentations techniciennes et positivistes)... si nous devons être les maçons qui édifieront le "Temple", plutôt que de rebâtir les vieilles bâtisses de Jérusalem, alors il nous faut être des hommes du temple, des fanatiques .
    et nous n'en aurons pas encore fini (mais cela ne doit pas nous faire peur, car à la vérité nous n'en aurons jamais fini avec le danger d'anéantissement , puisque "nous sommes le Danger suprême"), il se fera que  nous rencontrerons des dragons un peu plus terrifiants, ceux que met en scène le physicien Lee Smolin dans son récent "Rien ne va plus en physique", où il se demande si la science actuelle, enlisée dans le relativisme , le positivisme, le "nouveau scientisme" , le calcul et la "pensée de groupe" , après ses grandioses découvertes de Galilée jusqu'aux années 1980 et le modèle standard des particules, si cette science donc va pouvoir repartir un jour ?
    mais avons nous le choix ? avons nous une autre possibilité que  placer une confiance absolue en notre seul viatique, celui qui dit que "Nous sommes Dieu en tant que nous sommes entièrement rationnels " ??
    ... à vrai dire :  Dieu et le cobaye universel, disait mon vieux maitre Raymond Abellio... mais les souffrances du cobaye passeront... ce monde passera...encore une fois, les mystiques (Saint Paul, Bouddha) sont là pour nous donner un dernier coup de main...ou de pied au cul...

    non nous n'avons pas le choix : car si nous nous retournons, nous ne voyons pas (pas encore) Sodome et Gomorrhe rasées par le feu du ciel (et de toutes façons c'est nous qui manoeuvrons le feu du ciel maintenant), mais  Hank et Andy, les deux frères Hanson, à 7h 58, ce samedi là .....


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  • Ce blog n'est pas particulièrement engagé dans la "politique contemporaine" (qui est à la politique ce que la musique militaire est à la musique), ni dans les "grandes causes", qui bien souvent n'ont de grand que la connerie.... mais c'est bien volontiers que dans ces temps de sarkozysme délirant nous signalons ce nouveau journal "online".  Il suffit de lire les deux premiers articles du numéro 1, sur la Halde et "Sarkozy plus près de toi Seigneur", pour comprendre qu'il y a urgence... les français le comprendront ils assez vite, plus vite que les allemands au début des années 30 ? c'est un autre problème !

     

    Numéro 1 : Édito
    EDITO


    Qui sommes-nous ? Pourquoi un nouveau média ?

    jeudi 30 août 2007

    Les lecteurs de Respublica (www.gaucherepublic<WBR>aine.org) reconnaîtront certaines signatures issues de ce média. Après avoir participé avec beaucoup de plaisir à l'aventure de Respublica, le rédacteur en chef, ainsi que celui qui écrivait la plupart du temps la chronique d'Evariste, et quelques autres collaborateurs ont décidé de créer un nouveau média, beaucoup plus axé sur la défense d'une laïcité de combat. Nous souhaitons du fond du cœur une bonne continuation à la nouvelle équipe de Respublica, et de nombreux nouveaux abonnés.

    Nous pensons que le moment est propice pour cela. En créant ce nouveau média, nous avons plusieurs objectifs. Nous le voulons unitaire, indépendant et rassembleur. Nous n'entendons pas alimenter d'incessantes querelles de chapelles, qui désespèrent les plus convaincus des laïques. Nous ne souhaitons pas, bien que la majorité (mais pas l'intégralité) de la rédaction soit d'une culture de gauche, enfermer la défense de la laïcité et de la république dans une vision étriquée, la cloisonnant dans le seul camp de la gauche et de l'extrême gauche. Notre défense de la République s'accompagne d'un projet de progrès social, sans lequel le mot République demeurerait vide de sens.

    Nous sommes enfin, de par le combat de chacun d'entre nous, d'inlassables militants de l'égalité hommes-femmes. Nous savons que ces dernières sont toujours les premières victimes de la remontée de l'obscurantisme religieux, dans trop d'endroits du monde. Nous avons appelé ce journal Riposte Laïque, car il correspond à notre état d'esprit. Nous n'entendons pas demeurer passifs, en France, face à l'offensive sans précédent menée contre la loi du 9 décembre 1905. Elle n'est possible que parce qu'elle a pour fer de lance la religion musulmane, particulièrement active contre la laïcité, pour le plus grand bonheur des autres Églises, depuis une vingtaine d'années.

    Elle n'est possible que parce que l'ampleur de cette offensive, qui se traduit de manière visible par la profusion du nombre de voiles, le refus de la mixité dans certaines activités scolaires, les revendications communautaristes, la mise sous coupe de certains quartiers et la multiplication de demandes de constructions de mosquées, souvent financées de manière illégale par les deniers publics, est largement sous-estimée par les médias bien-pensants et par les principaux leaders politiques. Dans les années 80, la société civile, dans l'élan de mai-68, et la dynamique des combats féministes qui ont suivi, avaient gagné la bataille idéologique contre l'obscurantisme des Boutin de l'époque et des nostalgiques de l'ordre moral.

    Les années 90, au contraire, ont vu les islamistes s'implanter dans des territoires perdus de la République, et abuser d'un discours victimaire destiné à séduire certains idiots utiles de gauche et d'extrême gauche. Ceux qui descendaient dans la rue, à juste titre, dès que les intégristes catholiques bougeaient une oreille, seront d'une complicité accablante et d'une connivence ahurissante avec les Tariq Ramadan. Ce sera de la gauche et de l'extrême gauche que viendront les protestations les plus vives contre la loi du 15 mars 2004 contre les signes religieux à l'école, pour laquelle l'ensemble des membres de cette rédaction a milité activement. Certains élus de droite, comme les députés Roubaud ou Raoult, ne seront pas en reste, et demanderont une loi contre le blasphème, quand d'autres, tel Grosdidier, réclameront l'élargissement du concordat d'Alsace-Moselle à la religion musulmane.

    Dénoncer la gravité de l'offensive de l'intégrisme islamique, en France et dans le monde, ne nous empêchera pas, avec la même détermination, de signaler, notamment au sein de l'Union européenne, toutes les manœuvres du Vatican pour imposer des concordats dans le plus grand nombre de pays, et s'imposer comme interlocuteur incontournable des dirigeants de l'Union européenne. Ces discrètes pressions se traduisent, en France, par cette ahurissante déclaration de Michèle Alliot-Marie, devant les Evêques de France, à Paris, le 4 juillet dernier : " Dans un monde qui a vu s'effondrer la plupart des repères idéologiques et moraux, les religions ont plus que jamais vocation à éclairer la société, qu'elle soit civile ou politique. Je remercie l'Eglise catholique de la contribution déterminante qu'elle apporte à ce débat. " Vous lirez, dans l'article ci-dessous de Jocelyn Bézecourt, les consignes que Nicolas Sarkozy à donné à sa ministre de l'Intérieur pour remettre au goût du jour les conclusions de la commission Machelon, qu'il avait commandée lorsqu'il était place Beauvau.

    Nous n'oublions pas, bien sûr, la nouvelle donne, chez les protestants, avec la prise du pouvoir des évangéliques, qui, dans la foulée des islamistes, réclament à leur tour des financements publics pour la construction de leurs temples. Les sectes seront également l'objet de toute notre attention, et c'est avec colère que nous avons appris que notre amie Catherine Picard, présidente de l'Unadfi, avait été condamnée, cet été, par la cour d'appel de Rouen à une amende de 6.750 euros à verser aux Témoins de Jéhovah, pour des propos jugés diffamants, alors que le tribunal d'Evreux, le 26 octobre dernier, l'avait acquittée. Au niveau international, nous connaissons la dramatique situation des femmes polonaises depuis que l'extrême droite catholique gouverne ce pays et nous ne sous-estimons pas la menace des fanatiques créationnistes qui, aux États-Unis et ailleurs, entendent interdire la théorie de Darwin. Enfin notre journal sera, sans la moindre ambiguïté, aux côtés de tous ceux qui, en France et dans le monde, refusent les intimidations des islamistes.

    Taslima Nasreen, agressée cet été, lors d'une réunion publique en Inde, par plusieurs musulmans extrémistes, Aayan Hirsi Ali, abandonnée par la gauche, et qui a dû trouver refuge aux États-Unis, Ehsan Jami, ce jeune hollandais, lui aussi agressé cet été, qui, dans le même esprit qu'Aayan Hirsi Ali, revendique le droit à la libre critique, même virulente du Coran et du prophète (tout comme notre collaborateur Pascal Hilout), et se réclame athée. Nous serons également aux côtés de notre amie Mina Ahadi, cette iranienne réfugiée en Allemagne, qui, avec plusieurs dizaines de femmes musulmanes, s'est réclamée également de l'athéisme, réclamant le droit à l'apostat, ce qui lui vaut, à elle aussi, des menaces de mort et une protection policière quotidienne. Nous n'oublierons pas de soutenir ces autres femmes admirables que sont Maryam Namazie et Azar Majedi, iraniennes réfugiées en Grande-Bretagne, qui luttent au quotidien contre l'offensive islamiste sur le territoire britannique.

    Nous sommes tout autant solidaires de Mohamed Sifaoui, journaliste croyant condamné à mort par les intégristes, et contraint, depuis quatre ans, de vivre avec deux policiers qui le suivent partout. Nous avons soutenu sans réserves le philosophe Robert Redecker, qui a vu sa vie basculer suite à un texte critique sur l'islam, paru dans " Le Figaro " en septembre 2006. Nous serons, tout au long du mois de septembre, aux côtés de Fanny Truchelut, cette propriétaire d'un gîte dans les Vosges, qui a vu, elle aussi, sa vie basculer quand elle a demandé à deux femmes de retirer leur voile dans les parties communes de son gîte, un 11 août 2006 (lire les articles ci-dessous).

    Notre journal sera celui de tous les lecteurs qui ont la laïcité chevillée au corps. Nous avons publié sur notre site une première liste de liens, que nous espérons enrichir prochainement. Nous essaierons de ne pas vous imposer des articles trop longs, ni des journaux interminables (même si ce premier numéro montre qu'on doit encore progresser sur cette question).

    Nous ne voulons pas de langue de bois, ni de politiquement correct, ni de langage militant triste et austère, nous souhaitons des textes vivants, dynamiques, voire drôles et polémistes. N'hésitez pas à nous envoyer vos réactions, en écrivant à ripostelaique@<WBR>orange.fr. Nous ne pouvons promettre de diffuser tous les courriers, mais nous consacrerons une place régulière aux textes de nos lecteurs.

    Si notre journal vous plaît, faites le circuler auprès de vos amis, ou bien envoyez-nous des listes d'adresses, et nous les abonnerons.

    www.ripostelaique.<WBR>com

    Nous contacter : ripostelaique@<WBR>orange.fr

    Numéro 1 : Sommaire

    RIPOSTE LAIQUE GITE DES VOSGES L'INTERVIEW DE LA SEMAINE EGALITE HOMMES-FEMMES LAIQUES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS ! REPUBLIQUE SOCIALE ET LAIQUE VIE QUOTIDIENNE BONNET D'ÂNE CULTURE AGENDA


       

      Éditeur : Riposte Laique
      http://www.ripostel<WBR>aique.com
       


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    • Aujourd'hui 3 Septembre 2007 c'est le jour de la rentrée pour les enseignants : sauf pour le professeur de philosophie Robert Redeker qui à 53 ans a dû abandonner sa carrière et est obligé de vivre dans la clandestinité (les renseignements donnés ici ont comme source France Info, qui aujourd'hui consacre un de ses "compléments d'information" à ce sujet).
      Certes, comme il est fonctionnaire, il n'est pas sans ressources, c'est déjà ça ; un poste au CNRS a été créé spécialement pour lui, une cellule de recherches sans téléphone, sans adresse, sans timbre administratif, donc il est l'unique membre. Et ceci au moment où Sarkozy parle de dégraisser le mammouth de la fonction publique ! même observation pour les deux policiers chargés de veiller 24 h sur 24 sur Mohamed Sifaoui, menacé de mort lui aussi par les islamistes fanatisés. Bien entendu c'est absolument nécessaire, car ces deux héros de la pensée libre (Sifaoui et Redeker) doivent absolument être protégés, quel qu'en soit le coût, mais décidément ... l'Islam revient cher à la France, déjà surendettée parait il... dans ces conditions est il raisonnable d'autoriser encore une immigration musulmane ?
      Robert Redeker n'est pas Robert Faurrisson, c'est un homme fier, intelligent, cultivé, courageux et moralement élevé, qui sans doute est peiné de devoir finir sa carrière dans un tel poste où il n'a plus aucune relation avec d'autres chercheurs!
      Les spécialistes de la lutte antiterroriste chargés de sa protection l'ont mis en garde : comme Salman Rushdie, il devra se méfier toute sa vie ! car c'est au moment où il baissera la garde, dans 5 ans, dans 10 ans, que les égorgeurs fanatisés d'Allah passeront à l'acte et le tueront : ces sauvages ne vivent pas dans le même temps que les citoyens européens civilisés, ils ont (ou croient avoir, dans leur barbarie stupide de coranolâtres) l'éternité pour eux. Mais bien entendu il s'agit là de la vaine imagination déjà dénoncée par Spinoza en son temps d'une prétendue "éternité" consistant en une durée perpétuelle; de même Brunschvicg oppose cette fausse éternité, véritable idole de l'imagination et du "premier genre de connaissance" à l'atemporalité promise par la conversion à la philosophie et à la Raison, à cette victoire sur le temps conquise dans le jugement rationnel et dont la première "marche" est l'activité mathématique et sa norme absolue de vérité, par opposition aux idoles de la tribu et de la tradition sous sa forme de légendes et de mythes..... de fables ineptes, bonnes pour des primitifs, dont regorge le Coran.
      Robert Redeker est obligé, pour échapper à la mort qui lui est promise, d'abandonner toute habitude, toute régularité dans son mode de vie : ainsi par exemple il doit aller chercher son courrier dans une boite postale anonyme, située à 40 km de son domicile (clandestin), mais chaque jour à une heure différente. Est ce une vie normale ? en totu cas il est bien obligé s'il veut éviter de finir comme Theo Van Gogh, autre héros de l'Europe (descendant du grand peintre) assassiné par les envahisseurs islamistes barbares....
      pire encore dans l'horreur islamique: il y a quelque temps, son fils a été agressé à la sortie du métro de Toulouse par une bande de courageux "jeunes" aux cris "d'Allah akbar, on t'a reconnu, tu es le fils de celui qui blasphème en insultant notre Prophète"

      tant il est vrai que pour ces primitifs, les "péchés" des pères se transmettent aux générations suivantes pour l'éternité : conception  matérialiste propre aux sauvages des époques préscientifiques,  d'avant le 17 ème siècle européen, avec le rôle "magique" du "sang" et du "nom".

      Sommes nous encore en Europe civilisée ? j'en doute !

      et l'aspect le plus terrible de cette histoire est le manque de soutien de la part des collègues de Redeker et des "grandes conscience de gauche" et autres "belles âmes antiracistes" : ah ! si Redeker avait été menacé par des intégristes catholiques, les manifestations auraient déjà eu lieu depuis longtemps, avec les slogans bien connus : "non au retour de la calotte", "ras le front", "vive la laïcité" etc...

      Ah si Redeker avait été un de ces "sans papiers", poursuivis et martyrisés par la "police française facho", alors il aurait eu droit à tous les égards.... à tel point que si ces sans papiers, qui sont quand même des délinquants, essayant par tous les moyens de fuir les policiers chargés de faire leur travail et de les expulser, entrainent leur enfant de 12 ans à escalader des balcons, et que l'enfant tombe et manque de se tuer, alors il ne s'agit pas de parents irresponsables à qui l'on devrait de toute urgence retirer la garde de leurs enfants, non : ce sont des victimes du "fascisme et du racisme de l'Etat français" , et le ministre chargé des problèmes d'immigration doit de toute urgence les régulariser pour 6 mois (en attendant mieux) pour "raisons humanitaires", sous peine d'être cloué au pilori par les "belles âmes" .

      mais du moment que les "agresseurs présumés" sont issus des "damnés de la Terre" et des "peuples qui ont beaucoup souffert", plus aucun défenseur de la laîcité n'ose se manifester, sous peine d'être anathématisé  et exclus de la même façon que Redeker ou Finkielkraut; mieux encore (si l'on peut dire) c'est Redeker lui même qui se voit accuser de provocation et de racisme "islamophobe". Et c'est ainsi que l'on a vu un "ministre" de la république ("sinistre de la raie publique" ne serait il pas plus indiqué), en l'occurrence l'infâme Gilles de Robien, dénoncer publiquement les "provocations de Redeker" ..

       oui décidément, devant la démission des "fausses élites" (qui s'autoproclament "race des Seigneurs", dixit Cecilia Sarkozy à propos de sa "soeur" Rachida Dati) et la "trahison des clercs", il est temps que le peuple français se réveille et prenne en mains lui même sa défense contre la barbarie religieuse fanatisée et criminelle qui prolifère à la façon des rats... sinon avant la fin du siècle il n'y aura plus de peuple français...

      pas besoin pour cela de transgresser la loi ou d'imiter les fanatiques : comme le dit Pascal Bruckner, le piège tendu par les barbares religieux à la civilisation est de "leur céder ou bien de devenir comme eux" (Charybde ou Scylla).

      Mais si l'on commençait par appliquer la loi, et ne plus tolérer ce signe provocateur, dégradant pour la Femme et insultant pour les français que constitue le voile islamique ?

      Mis à l'écart pour l'instant (pour combien de temps) des écoles primaires et collèges publics, il est de plus en plus présent dans les universités et même dans les administrations publiques, sous la forme de bandanas ou de petits foulards.

      Il est donc du rôle des enseignants, et plus généralement des fonctionnaires  ennemis du fascisme et du fanatisme religieux, de refuser d'enseigner,  ou d'assurer des services publics (postes et télécommunication, assistance sociale, services bancaires, papiers administratifs, etc..) , à toute personne qui se présente voilée.  La victoire de la démocratie est à ce prix, et d'ailleurs celui ci n'est pas bien élevé, puisque les fonctionnaires ont la sécurité de l'emploi... pour le moment du moins : demain, il pourrait bien leur être demandé beaucoup plus d'héroïsme, et notamment de refaire ce qu'on fait leurs (rares) collègues en 1940-44 sous Vichy, de refuser de collaborer avec l'infâmie..

      L'humanité se trouve, telle un nouvel Israel, devant un carrefour à deux voies, et deux seulement : la voie de la Vie et de la Raison, ou celle de la Mort et de la Religion.

      Civilisation ou barbarie, Raison ou Foi, il faut choisir !


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    • C'est la rentrée !

      d'ailleurs c'est Sarkozy et son majordome François FION,  surnommé aussi "Courage Fillons" ,  et les présentateurs vedettes du JT qui le disent, donc c'est forcément vrai ! sur France Info depuis ce matin, il y a une refonte complète des programmes, avec notamment vers 7 h 57 un e rubrique "elles se mêlent de tout" (ç'aurait pu être "elles jacassent de tout") où deux excellentes journalistes font valoir leur droit d'inventaire, par exemple ce matin l'une a appelé le président de la république "Nicolas"..décidément la France sarkozyenne renonce à son "exception culturelle " pour rentrer à cadence accélérée dans la modernité branchée , il était temps !

      L'homme repu du Nord revient de vacances tout bronzé et heureux, prêt à faire sauter le productivimètre et redémarrer l'économie, avec Madame et les chères têtes blondes à l'arrière du 4-4, à moins qu'il ne les ait expédiés à Djerba en prétextant devoir rester parce que "trop de boulot", et n'en ait profité pour aller  tout seul en Thaïlande se faire masser et plus si entente et surtout si "enough cash", dans ce beau "pays des sourires" où les "poignées d'amour" de l'homme de 50 ans ne sont définitivement pas un problème pour les filles, et où donc il n'est nul besoin d'un logiciel de retouche de photos, ni de faire du jogging....

      Par contre en Grèce, qui n'est plus depuis longtemps un pays du Nord, mais qui est le berceau (unique d'après ce blog, en compagnie de la Palestine d'après la plupart) de la civilisation occidentale, les forêts, les villages et les voitures flambent, avec des êtres humains dedans : déjà plus de 60 victimes calcinées, "tous des grecs innocents" comme aurait dit Raymond Barre s'il avait été là bas (mais il est mort au Val de Grâce  le pauvre ! paix à son âme de grand économiste !).

      Les autorités grecques, qui craignent pour les prochaines élections, décrètent l'état d'urgence, il faut dire que 170 départs de feu en même temps c'est un peu louche ! alors on parle de "pyromanes", forcément !

      et tant pis si la majorité de ceux qui mettent le feu ne sont justement pas des pyromanes (au sens de "malades" à soigner de toute urgence) mais des salopards payés pour cela à des fins de spéculation immobilière, ou bien des "rageux" qui veulent se venger de la "société"...

      Bernard Stiegler , dans ses livres qui tous dépeignent notre destin contemporain de télécratie, de "mécréance et discrédit", de nihilisme post industriel, parle de "parasuicides" à propos de ces gens qui prennent l'autoroute à contre sens, ou allument des incendies... et il annonce qu'il y en aura de plus en plus, et qu'aucune police ne pourra les arrêter, sauf à renoncer même à la forme extérieure minimaliste de la "démocratie".

      C'est cela l'état d'urgence, et je crains qu'il ne concerne pas seulement la Grèce !

      en Grande Bretagne, même avec toutes ces caméras tellement enviées par Sarkozy, un  enfant de 11 ans a été tué, pour rien gratuitement, par un jeune juste un peu plus âgé, et ce genre de crimes se multiplie...

      en France par contre c'est définitivement la pédophilie qui tient la cote sur le marché des médias  (M6, France Info, Tf1 , etc...)après l'odieux viol d'un enfant par un pédophile multirécidiviste qui venait juste de sortir de prison... hopital-prison et bracelet électronique  "seconde génération" (avec suivi 24 heures sur 24 pendant 6 ans) sont à l'ordre du jour, pour ces criminels et seulement pour eux.... en Indre et loire la semaine dernière, un autostoppeur de 45 ans a été tué gratuitement par deux jeunes hommes en état d'ivresse (dont l'un était éducateur !), mais cela n'a pas fait grand bruit ! ah s'ils l'avaient violé, cela aurait peut être été différent !

      les bas fond de l'esprit propres à l'Occident chrétien et à ses tristes obsessions pour la perversion sexuelle remontent au jour sous la forme d'un vomi cuculturel médiatique, à base de "soigner enfin sérieusement, ce qui veut dire enfermer", propositions de loi pour la  "castration chimique", ce qui ne pose aucun problème à notre président qui dit tout haut ce que les français pensent tout bas...

      nul besoin de remonter à Nietzsche et à sa dénonciation du crime chrétien contre la vie et la sexualité : des philosophes contemporains comme Patrice Maniglier ou Marcella Yacoub s'interrogent sur la prétendue "révolution sexuelle post 68" et sur le sens qu'il y a à condamner des violeurs plus que des assassins... dans le temps de juste après 68, nous avons eu le beau film de Kubrick, d'après Anthony Burgess, "Orange mécanique", qui prévoyait aussi, 30 ans avant, l'apparition de "traitements des criminels récidivistes" ne faisant nullement appel à l'amélioration morale et spirituelle, mais à la contrainte technoscientifique sur le cerveau.

       Eh bien l'on peut dire que ce diable de Kubrick (et Burgess aussi d'ailleurs) avait bien prévu ce que serait l'évolution (ou plutôt la régression) des mentalités; car enfin que veut dire la mesure prise dans l'urgence médiatique par Sarkozy et son âme damnée Rachida Dati ? annoncer à grands renforts de communiqués de presse et d'interviews "live" que désormais "on va voir ce qu'on va voir", que les "pédophiles dangereux" passeront directement de la case prison à la case "hopital fermé à double tour", cela veut dire qu'en prison on renonce à les "soigner", à les faire évoluer vers une prise en compte des conséquences réelles de leurs passages à l'acte. Aveu d'échec, et "vente de l'âme de la république" aux "produits psychotropes" d'une science dévoyée, c'est à dire, comme le dit si bien Sarkozy sans avoir peur de le dire : "castration chimique".

      mais soyons chrétiens jusqu'au bout alors : imitons Origène, castrons (non pas chimiquement mais réellement) tous les mâles après avoir prélevé de la semence aux fins de renouvellement des générations en laboratoire (ou en oratoire, n'est ce pas Mon Père ?), et ainsi plus de pédophiles, plus de viols, plus de touristes sexuels, tout le monde ne pensera qu' à ce qui est "sain" : le travail, le sport et la Sainte Productivité ! et en plus cela permettra de baisser les effectifs de police et de justice, d'où réduction des déficits publics de la France ? on dit merci qui ?
      Dans le film "Orange mécanique", tout ceci correspond au beau discours du prêtre (il me semble me rappeler que c'est lui, ou bien alors le bibliothécaire) ) lorsque les "ingénieurs médicaux" présentent une démonstration de l'efficacité de leur nouveau produit au ministre et aux autorités policières.
      De même Bernard Stiegler garde un attachement aux grandes religions en tant que recours possible face au nihilisme "mécréant" post-industriel.
      Mais il faut alors lui poser la question : comment se fait il que les grandes religions universalistes n'aient pas pu empêcher cette évolution alors qu'elles avaient toutes les cartes en mains (jusqu'en 1500) ??
      Bien au contraire ! nous tenons ici que ce sont justement les "faux universalismes religieux" qui sont la cause, la racine, du désastre actuel !
      Un autre film, tout récent celui là, présente de manière particulièrement claire le dit "désastre" : le film de Steve Buscemi "Interview", réalisé en hommage à Theo Van Gogh, et le scénario est tiré d'un texte de celui ci.
      A la fin du film (je ne peux ici résumer l'intrigue complexe), le journaliste joué par Steve Buscemi (acteur prodigieux, très souvent présent dans les films des frères Coen) dit à la jeune actrice qui vient de le jouer (mais il ne le sait pas encore, et croit que c'est lui qui l'a jouée : "notre point commun, c'est que nous ne croyons pas aux relations : il doit toujours y avoir un gagnant et un perdant".
      Il dépeint ainsi magistralement la "rationalité d'entendement", la rationalité technicienne et calculatrice qui est celle de l'homme moderne (qu'il soit américain ou européen) qui limite son rôle à assurer le gain sur l'autre.
      Seulement ceux qui "perdent" toujours, ou souvent, ce sont ceux qui commettent à la fin les "parasuicides" dont parle Bernard Stiegler (et qui tournent généralement au vrai suicide d'ailleurs) , ceux qui mettent le feu aux forêts par exemple... et alors c'est tout le monde qui perd. En ma fin mon commencement... ou mon anéantissement.
       
      Tel est l'état d'urgence !


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