Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

MATHESIS UNIVERSALIS AMOR DEI INTELLECTUALIS GLASSPERLENSPIEL

Le philosophe n'est pas autre chose que la conscience du géomètre et du juste; il a pour mission de dissiper tout préjugé qui leur cacherait la valeur exacte de leur oeuvre, qui leur ferait attendre, au delà des vérités démontrées ou des efforts accomplis, la révélation mystérieuse de je ne sais quoi qui serait le vrai en soi ou le bien en soi

Août

DiLuMaMeJeVeSa
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031 

Number theory

categorification

    Tags

      

    Rechercher

    Compteur

    Depuis le 18-07-2007 :
    34919 visiteurs
    Depuis le début du mois :
    532 visiteurs
    Billets :
    34 billets

    • RSS
    • RSS
    • Podcast
    • atom 03

    "La montagne sacrée" (Alejandro Jodorowsky) | 29 août 2007

     

     http://fr.wikipedia.org/wiki/Alejandro_Jodorowsky

    "La montagne sacrée" d'Alejandro Jodorowsky est un film foisonnant, fascinant et aux sens multiples... je ne désire (ni ne serais capable) pas en faire le tour ici, mais voudrais simplement commenter un dialogue au cours duquel il est fait allusion à un personnage (symbolique et ésotérique bien sûr, comme tout dans le film) qui est "capable de tout traverser, mais limité à un plan horizontal". (J'ai vu le film il y a longtemps, je ne suis pas certain de l'exactitude terme à terme, mais l'essentiel doit y être).

    Je subodore qu'il entend ici désigner la mathématique, voire la mathesis universalis, et cela ne ma plait pas du tout...certains édicteraient des fatwas pour moins que ça :D....

    le plan horizontal, pour quelqu'un d'aussi fasciné par l'ésotérisme que Jodorowski, cela fait référence au "mondain" (loka), au plan du samsara, de l'agitation mondaine sans trêve par opposition au "supra-mondain", à l'hsitoire par opposition à ce qui transcende l'histoire.... mais n'est ce pas un axiome de l'hermétisme que "ce qui est en haut est comme ce qui est en bas" ?

    Un glyphe de ceci pourrait résider dans la croix, avec l'axe  vertical (l'éternité) qui vient croiser l'axe horizontal du temporel, le point d'intersection étant d'après Lavelle l'instant, qui est aussi la "porte étroite" dont parle l'Evangile...

    quoiqu'il en soit, un (grand) philosophe comme Carnap serait d'accord avec cette conception de la science comme limitée au plan "horizontal"  des structures, des rapports (des morphismes dans des catégories) .... mis à part qu'il nierait qu'il existe un plan vertical (qu'il nommerait métaphysique, et qui tomberait sous sa critique implacable des "creux concepts métaphysiques" à la Heidegger)...ou encore, comme disait Hamlet : "Word ! Word ! Words !"

    cela dit, Jodorowski ne dit pas autre chose  : le "vertical" est ineffable, il est l"élément mystique de Wittgenstein... "ce dont on ne peut parler, il faut le taire" (mais il "se montre").

    Un certain maitre de Zen, quand les moines lui demandaient de leur révéler la sagesse ultime de la "nature-de-Bouddha", se contenta de montrer une fleur... un autre garda le silence complet.. un autre ouvrit les bras.

    "La montagne sacrée" est un film salutaire en ce qu'il démystifie le bric à brac "ésotériste" du mystère, de ce qui est "forcément inaccessible", "tout en haut sur la montagne" (voir aussi "Le mont analogue" de Daumal dans cet ordre d'idées) : à la fin du film, les "cherchants" découvrent qu'il n'y a rien sous les silhouettes des "Immortels" attablés sur la montagne, et qui étaient censés leur révéler les mystères ultimes.

    Ils sont renvoyés à eux mêmes, à l'intériorité, à la seule recherche qui vaille : celle de leur propre "visage originel".

    Ce n'est pas autre chose que le but que nous nous fixons ici, sur "Mathesis universalsi" : la différence étant que pour nous il n'y a pas d'ineffable, et que nous ne voulons aucunement tenter de "cesser de conceptualiser" pour accéder à une transcendance ineffable, une "transcendance de l'intérieur" selon le beau terme d'un philosophe contemporain.

    Dans le registre de la montagne mystique, il y a aussi la "Montagne magique" de Thomas Mann, ce grand roman initiatique de l'homme occidental. Le personnnage de Hans Castorp, écartelé entre l'humaniste Settembrini, l'homme du "placet experiri" et des Lumières (soit l'empirisme sceptique) et le ténébreux jésuite Naphta (soit le dogmatisme) pourrait bien être très proche de  nous autres, et aussi du personnage  de Jodorowski qui symbolise l'homme en recherche, le "fou" (ou le "Mat") du Tarot...

    Publié par mathesisuniversa à 17:41:38 dans Philosophie | Commentaires (0) |

    MOHAMED SIFAOUI et son courageux combat contre le fascisme islamiste | 29 août 2007

    L'émission proposée par Arte le 28 août : "Ces musulmans qui disent non à l'islamisme" était intéressante  seulement  grâce au premier film sur l'engagement de Mohamed Sifaoui. Le second film de la soirée, sur "Le Prophète et les femems" était par contre sans aucun intérêt, se bornant à ressasser les vieux clichés conformistes et "islamiquement corrects" sur "Mahomet le grand ami des femmes"...cet homme qui a défloré son épouse Aicha alors qu'elle avait 9 ans et lui 54 ! qui a tué l'un de ses compagnons pour lui voler sa femme, et qui a décrété que la femme adultère devait être tuée !

    Mohamed Sifaoui est un  journaliste algérien, réfugié politique en France depuis quelques années, est à coup sûr un homme admirable de courage et de ténacité. Il paye très cher son engagement contre l'islamisme, puisqu'il doit se déplacer en permanence entouré de deux policiers, et que sa famille doit vivre dans la clandestinité.

    quelques liens à son sujet :

    http://www.prochoix.org/cgi/blog/2004/12/05/36-tentatives-pour-censurer-le-documentaire-denvoye-special-realise-par-mohamed-sifaoui-sur-tariq-ramadan

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Sifaoui

    http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Forum/Livre-SifaouiFreresAssassins.html

    et surtout son blog:

    http://www.mohamed-sifaoui.com/article-6826751.html

    sur lequel on apprend par exemple que Christine Boutin, ministre de Sarkozy, a déclaré publiquement, sans rire et à jeun qu'elle pense qu'il est possible que G W Bush soit derrière les attentats du 11 Septembre 2001.

    Oui, un homme admirable, et un musulman pratiquant et sincèrement engagé contre l'islamisme. Il n' a d'ailleurs pas que les islamistes comme ennemis, mais aussi des gauchistes et de prétendus "intellectuels", parmi lesquels Jean Baptiste Rivoire ou Vincent Geisser, qui l'accusent, sans le moindre commencement de preuves, d'être un agent des services secrets algériens !

    http://www.algeria-watch.org/farticle/nezzar_souaidia/sifaoui_agent.htm

    A noter un lapsus révélateur lors de l'émission : un haut responsable de la mosquée de Paris, très en colère contre Mohamed Sifaoui, déclare devant la caméra : "il ne m'intéresse pas, il fait partie de ces arabes qui renient leur religion".... puis sur une observation du reporter il corrige peu après : "de ces musulmans qui renient leur religion"... mais il est évident que dans l'esprit de ces gens là, la religion des "vrais arabes" ne peut être que l'Islam !

    Autre point intéressant, concernant cette fois l'état d'esprit "politiquement correct" des journalistes français ayant réalisé l'émission : ils parlent de la "tendance à la provocation" de Sifaoui lorsque celui ci parle de sa propre cohérence ("j'apprécie la démocratie et le mode de vie occidental, donc je suis cohérent avec moi même en venant vivre en Europe") et demande aux islamistes qui sont de plus en plus nombreux à venir s'implanter en Occident la même cohérence: "vous voulez que votre fille porte le voile ? eh bien allez donc vivre en Arabie saoudite ou en Iran, là bas elles n'auront aucun problème, au contraire c'est au cas où elles ne porteront pas le voile qu'elles seront battues" .... je ne vois là aucune provocation, mais du simple bon sens !

    Je voudrais cependant expliquer pourquoi je ne peux être d'accord avec lui sur le fond, ce qui ne diminue en rien l'admiration que je lui porte, et mon opinion selon laquelle il doit être soutenu par tous les ennemis du fascisme et de l'obscurantisme religieux.

    En fait ce n'est d'ailleurs peut être pas vraiment un désaccord : il affirme être un musulman pieux, "restant fidèle à sa religion" (comme Descartes disait être toujours resté fidèle à la "religion de sa nourrice") ET un démocrate. Jusqu'ici aucun problème ! il a parfaitement le droit de pratiquer la religion qu'il veut, à condition de ne pas faire de prosélytisme et de laisser toute autre personne libre de ses choix religieux (ou non religieux). Or il est clair qu'il respecte ces conditions.

    Par contre, et il ne s'agit donc pas forcément d'un désaccord, mais d'une clarification, il y aurait problème si lui ou d'autres personnes allaient au delà jusqu'à inventer un prétendu "Islam des lumières" qui serait compatible, voire l'inventeur, de la démocratie, de la rationalité scientifique et des "valeurs positives" de la modernité occidentale.

    Or, et c'est une thèse centrale de "Mathesis universalis", la démocratie et la rationalité (scientifique et philosophique) sont  grecques, et seulement grecques.  Elles n'ont rien à voir avec la deuxième racine de l'Occident, à savoir ce que j'ai appelé la racine abrahamique (judeo-islamo-chrétienne). Attention : il n'y a rien d'ethnique dans ce que j'appelle ici "grec" et "abrahamique", et c'est un danger très réel de l'interpréter de manière ethnique, comme l'ont fait de nombreux penseurs, notamment nazis, opposant un élément "sémitique" à un élément "aryen", ou disaaon "indo-européen" en termes plus policés. Ce n'est pas le cas ici : "grec" fait simplement allusion à la naissance de la philosophie en Grèce antique, dans l'oeuvre des philosophes et physiciens "ioniens" qui d'ailleurs étaient quasiment tous asiatiques et non grecs !

    Quant à "abrahamique", ce terme fait référence à l'élément de pensée métaphysique présent dans le judaïsme, le christianisme et l'Islam. Ce sont d'ailleurs surtout ces deux derniers que j'ai attaqués de manière virulente, au titre de "faux universalismes", par rapport à ce que j'estime être le véritable universalisme, de nature intellectuelle, que j'appelle "mathesis universalis" et qui serait simplement la philosophie (débarrassée de ses éléments islamiques et chrétiens, c'est à dire dans ma terminologie "démystifiée")  rejoignant son rejeton la science , ou plutôt ce que l'on doit appeler les sciences, pour les réunifier en une science unitaire : "mathesis universalis". Voir par exemple ce que j'ai écrit là dessus dans cet articles (et les trosi articles suivants) sur mon ancien blog :

    http://mathesis.over-blog.com/article-6785107.html

    Encore une fois, on ne doit pas interpréter ce que je dis en termes ethniques, ou à propos des individus : je suis parfaitement conscient que beaucoup de juifs, de chrétiens et de musulmans, la plupart même,  sont à titre individuel des personnes parfaitement respectables et estimables. Je m'attaque à des idées, des pensées et des idéologies, non à des personnes. Et cela dépasse d'ailleurs et de loin la pure et simple pratique religieuse. Nous tous qui sommes nés et vivons en Europe, et que nous soyions juifs, chrétiens ou athées, nous sommes influencés par le christianisme au plus profond de nous mêmes, et je ne suis pas certain qu'il soit possible de nous en désintoxiquer totalement; c'est pourtant l'objectif que je fixe à la philosophie sous forme de mathesis.

    Je suis entièrement d'accord avec  Mohamed Sifaoui quand il affirme que l'idéologie islamiste, sous sa forme de violence et de fanatisme, a depuis les débuts coexisté avec l'Islam. Je suis aussi d'accord avec lui quand il dit qu'il est parfaitement possible d'être musulman sans être islamiste (c'est à dire fasciste), et je le soutiens quand il se fixe comme objectif de lutter contre l'islamisme qui est d'après lui de plus en plus influent , dangereux et fanatisé en Europe et en Occident.

    Par contre je désire clarifier les choses sur le thème de l'origine : les fameuses valeurs de démocratie et de raison ne proviennent aucunement de l'abrahamisme; elles sont devenues celles d'une majorité de chrétiens et de juifs pour la seule et unique raison que judaïsme et christianisme ont été influencés (et la réciproque  est vraie aussi) par la rationalité "grecque", philosophique et scientifique, notamment à partir du 17 ème siècle européen, avec Descartes et Spinoza.

    La différence entre la pensée "abrahamique" et la pensée "grecque" (philosophique) peut être caractérisée en fisant appel aux notions de "grue" de et "crochet céleste" employées par Daniel Dennett (dans "Darwin's dangerous idea"):

    -la pensée abrahamique, celle que l'on trouve dans les faux universalismes que sont christianisme et Islam, se caractérise par son dogmatisme, procédant par "crochets célestes" : tout vient d'En Haut (à la manière d'un crochet qui pend dans le cile, on ne sait pas où), le motif dernier des "impératifs divins" échappe à la raison. Selon nous il s'agit là d'une idolâtrie radicale accompagnée d'une incohérence complète, puisque si Dieu est transcendant à l' esprit humain, radicalement inintelligible, comme l'a posé Jean Chrysosotome par exemple, comment se fait il qu'il s'adresse à l'humanité et intervient dans le cours de l'Histoire ?

    -la pensée philosophico-mathematico-grecque procède en sens inverse, selon la figure de la "grue" (l'instrument des chantier de construction), de bas en haut : on part du sol de l'expérience quotidienne pour s'élever peu à peu, selon les opérations d'une pensée qui sont semblables "au vol d'un avion" (comme le dit Whitehead dans "Process and reality") et quitter ce sol pour le "ciel intelligible" de la mathesis... avant de réatterrir sur le sol de l'expérience coutumière, enrichis des découvertes de la science théorique.

    La Raison (mathématicienne) est infinie en ce que, comme l'a démontré rigoureusement le théorème d'incomplétude de Gödel, aucun système d'axiomes ne pourra jamais "contenir" toute la vérité (par voie de dérivation logique à partir des axiomes). Ou encore, comme le dit Badiou : "il n'y aura pasd'épiphanie de la Vérité". C'est aussi la raison pour laquelle Brunschvicg avait une piètre idée des logiciens, opposant à la logique le travail d'inventivité des mathématiciens (il allait cependant trop loin dans ce sens à mon avis). Cela touche aussi à la différence entre pensée synthétique (axiomatique, comme dans le système d'Euclide) et analytique (procédant selon l'ordre de la découverte).

     

    Publié par mathesisuniversa à 16:47:00 dans Religions | Commentaires (0) |