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MATHESIS UNIVERSALIS AMOR DEI INTELLECTUALIS GLASSPERLENSPIEL

Le philosophe n'est pas autre chose que la conscience du géomètre et du juste; il a pour mission de dissiper tout préjugé qui leur cacherait la valeur exacte de leur oeuvre, qui leur ferait attendre, au delà des vérités démontrées ou des efforts accomplis, la révélation mystérieuse de je ne sais quoi qui serait le vrai en soi ou le bien en soi

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    La fin de l'humanité selon Einstein : y sommes nous arrivés ? | 07 septembre 2007

     

     La mort des abeilles met la planète en danger

    Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.


    C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

    En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

    En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

    « Syndrome d'effondrement »
    Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

    Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

    Butineuses apathiques
    Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

    La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

    C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

    L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine.

    Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »

    PAUL MOLGA

     

    Publié par mathesisuniversa à 17:29:09 dans Actualité | Commentaires (1) |

    CRISE DE FOI : Mère TERESA et ses doutes | 07 septembre 2007

    Les récentes lettres supplémentaires de Mèrre Teresa publiées ont provoqué un certain émoi médiatique , bien artificiel : la religieuse albanaise, qui a consacré sa vie aux pauvres et aux mourants à Calcutta, doutait de l'existence de Dieu.

    Et alors ? ce qu'il faut retenir de ce personnage, n'est ce pas son altruisme, son esprit de sacrifice, qui n'a rien à voir avec ses croyances ou ses doutes, et se situe même, comme je vais l'expliquer ici, aux antipodes de l'attitude religieuse, qui est essentiellement confinée au plan vital et sentimental, c'est à dire au plan de l'ego et donc de l'égoïsme ?

    Examinons une à une ces "nouvelles citations" qui provoquent le trouble.... d'ailleurs un problème auxiliaire, qui ne nous concenre pas ici, serait de savoir si la vraie foi peut être accessible au doute, ou se caractérise plutôt par la certitude inébranlable d'un roc ...

    "Jésus a un amour tout particulier pour vous. Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas", avait-elle écrit en 1979 à un confident, le pasteur Michael Van Der Peet.

    «Où est ma foi -- tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité -- mon Dieu -- que cette souffrance inconnue est douloureuse -- je n'ai pas la foi», a-t-elle écrit dans une lettre non datée adressée à Jésus. «S'il y a un Dieu -- s'il vous plaît pardonnez-moi -- quand j'essaie de me tourner vers le Paradis -- il y a un tel vide coupable...»

    «J'appelle, je m'agrippe, j'en veux -- et il n'y a personne pour répondre -- personne à qui m'accrocher, non, personne -- seule».
     

    On nous précise aussi que "Mère Teresa a eu des visions, des appels du Christ. Au cours de l'une d'elles, elle a parlé à Jésus crucifié sur sa croix.

    Mais les lettres révèlent qu'à part un bref répit, la religieuse vêtue de son sari blanc bordé de bleu a passé la plupart des dernières 50 années de sa vie à douter de l'existence de Dieu, en contradiction avec le visage qu'elle affichait en public.
    "

    Dans une autre lettre, écrite en 1959, elle a écrit: «Si Dieu n'existe pas -- il ne peut pas y avoir d'âme -- s'il n'y a pas d'âme alors Jésus -- toi non plus tu n'existes pas.»

    Quels sont les termes qui doivent retenir l'attention dans ces "aveux" de Mère Teresa, et nous mettre ainsi sur la voie de la compréhension, somme toute assez aisée, de ce qui se passe vraiment dans cette âme, comme dans celle de thérèse d'Avila, et en fait dans toute âme "croyante" (même si la violence qui caractérise ces deux "saintes" les met à part, dans une situation d'exception ) ?

    "Je m'agrippe...j'appelle...je regarde... j'écoute...j'en veux " (et de quoi veut elle ainsi :D:p ??)

    tous verbes qui signalent la préoccupation pour l'extérieur, soit l'abandon de l'intériorité spirituelle, le désir d'obtenir, de gagner...en fait le contraire de la prétendue "passivité mystique".

    Et ces attitudes tournées vers la transcendance ne peuvent obteenir que la négation, puisque l'extérieur par excellence c'est l'espace et son silence infini s'agissant de la vie humaine biologique. C'est bien ce qui se passe, comme en témoignent :

    "je ne vois pas... je n'entends pas...le silence...le vide....l'obscurité....personne pour répondre...personne à qui m'accrocher , non, seule...il ne peut y avoir d'âme...alors toi non plus Jésus tu n'existes pas"

    en somme la Nuit obscure de Saint Jean de la Croix diront les grands amateurs de poésie mystique. Mais Mère TERESA est vraiment une sainte en ce qu'elle est honnête, elle refuse toute fiction , toute édification pour culs bénits : s'il n'y a rien, alors elle refuse d'inventer quelque chose !

    Telle est aussi l'honnêteté qu'assigne Brunschvicg à la philosophie qui s'est mise à l'école de la mathématique , sous la forme d'une totale autonomie de la conscience, d'une méthode d'immanence qui refuse les illusions de la Transcendance:

    "si c'est oui, alors nous répondrons oui; si c'est non, ce sera non"...

    "un oui, un non, une ligne droite, un but" : ainsi le Nietzsche de l'Antéchrist caractérisait il pour sa part l'idéal des "hyperboréens" en 1888.

    L'attitude religieuse n'a rien de spirituel : elle est confinée à la basse atmosphère de l'égoîsme vital, et ses rêves futiles d'un Dieu-Papa, sur l' épaule duquel  il serait bon de pouvoir pleurer, qui saurait quand c'est nécessaire jouer les pères fouettards car il en faut à certains et certaines...et cet autre rêve imbécile d'une éternité et d'une immortalité psychique.

    L'attitude philosophique virile, qui est aussi l'attitude mathématique , est bien différente : l'éternité est conquise dans le temps, dans le présent, et le corps et le bas psychisme sentimental (c'est à dire pleurnicheur) est laissé à son destin inéluctable de décrépitude puis d'anéantissement.

    Je ne peux trouver formule plus belle que celle de Brunschvicg pour la dépeindre: il s'agit de "renoncer à la mort"...

    la mort "ce peu profond ruisseau calomnié", qui n'a aucun caractère extraordinaire ou mystérieux ou sacré. "Devenir immortel ...et puis mourir" disait aussi Melville dans "A bout de souffle" de Godard en 1959.

    De quoi s'agit il ? pas de suivre des techniques d'immortalité alchimiques, taoîstes, "tantriques" .... toutes charlataneries vendues très cher par de prétendus "gourous" à des bobos-gogos (et j'ajouterais que ces escrocs ont bien raison de profiter des bobos).

    Que non pas !

    il s'agit simplement de consacrer sa vie, entre les "durées" entourant les années proches de la naissance et les instants proches de la mort, où l'âme a déjà disparu ("l'âme meurt plus vite que le corps" dit Nietzsche-Zarathoustra) à cette "compréhension unitive" de l'Etre et du monde au moyen de l'étude rationnelle (physique mathématique et philosophie) grâce à laquelle les terreurs de la mort disparaissent comme les nuées matinales au soleil du Grand Midi.


     

    Publié par mathesisuniversa à 16:11:25 dans Religions | Commentaires (0) |