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MATHESIS UNIVERSALIS AMOR DEI INTELLECTUALIS GLASSPERLENSPIEL

Le philosophe n'est pas autre chose que la conscience du géomètre et du juste; il a pour mission de dissiper tout préjugé qui leur cacherait la valeur exacte de leur oeuvre, qui leur ferait attendre, au delà des vérités démontrées ou des efforts accomplis, la révélation mystérieuse de je ne sais quoi qui serait le vrai en soi ou le bien en soi

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    Le point d'Archimède de la mathesis universalis | 29 avril 2009

    Selon la légende, Archimède disait : "donnez moi un point d'appui et je soulèverai le monde"

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Archim%C3%A8de

    La mathesis universalis telle que nous la concevons est elle même un tel point d'appui pour "faire levier" et soulever le "monde" de la connaissance, que d'aucuns (mais pas nous) nomment de manière mythologique le "monde intelligible".

    En effet, à la suite de Brunschvicg, nous concevons l'aventure de l'esprit (humain) dans la mathématique comme la seule voie de sortie hors des tautologismes du logicisme , des logoi ou des "grandes logiques" culminant en savoir absolu (ou prétendu tel).

    Le savoir mathématique n'a aucun caractère mystérieux, il est même le seul qui soint intégralement "démocratique" et partageable par tous. Mathesis vient de "manthanô" qui veut dire en grec "apprendre"; mathesis désigne ce qui peut être appris selon des normes de vérité intégralement transparentes à l'esprit humain.

    Mais c'est encore trop pour nous, la mathématique. Et même la seule physique mathématique est de nos jours d'une difficulté telle que nous peinons à suivre les travaux de pointe.

    il nous faut donc un  point d'appui dans le point d'appui, un levier dans le levier.

    Et ce levier enfin à notre portée, nous croyons l'avoir trouvé dans la théorie des nombres !

    Publié par mathesisuniversa à 17:41:21 dans Mathesis universalis | Commentaires (0) |

    Qu'est ce que la mathesis universalis ? | 29 avril 2009

    A cette question qui ne peut manquer de se poser à nous, nous donnons ici une "réponse" minimaliste, en forme de projet et de programme de travail, qui est en même temps caractérisée par une exigence maximaliste.

    A la suite  de Léon Brunschvicg nous refusons absolument (et nous ferons en sorte que ce soit le seul "absolu" dans notre parcours) toute tentative ou prétention de s'élever au dessus, en surplomb, de l'humaine condition et de la "finitude" qui la caractérise.

    Mais nous refusons tout aussi bien de nous "complaire" dans cette finitude et nous fixons pour tâche de nous "définitiser", selon la belle expression employée par un philosophe dans un colloque à propos de l'oeuvre de Brunschvicg. Se "définitiser" est une tâche qui interdit de chercher à s'infinitiser (à être Dieu-infini à un moment donné du temps de notre vie finie) tout aussi bien qu'à se définir.

    Selon la première exigence nous nous garderons de tout "système", de tout "savoir absolu", ou de toute "pansophie" à la Hegel.

    Reste à la mathesis universalis telle que nous la concevons, et telle que nous la trouvons chez Descartes, plutôt que chez Leibniz, le rôle de méthode, d'outil pour bien vivre et donc bien penser, pour conduire sa raison dans les sciences et dans la vie.

    Ultimement, donc, une méthode pour parvenir à se "définitiser". Ce qui veut dire se déifier. Mais attention : nous parlons ici d'un processus, non pas d'un état que l'on pourrait "atteindre".

    Publié par mathesisuniversa à 16:50:40 dans Mathesis universalis | Commentaires (0) |