• La défense de la laïcité doit elle se confondre avec la lutte contre les sectes et les religions ?


    A cette question perfide, nos modernes "croisés" de la laïcité, souvent "de gauche" et partisans de la "tolérance" , du "combat contre la Bête immonde qui toujours fait retour" et du fait "qu'on doit admettre que la France est devenue un pays multi-ethnique et multiculturel", répondent, la main sur le coeur et la bouche en cul de poule : "NON voyons ! la laïcité peut et DOIT parfaitement s'accomoder de la multiplicité des religions, nous ne sommes plus au temps horresco referens où la France était dominée par le christianisme, d'ailleurs l'Islam est la deuxième religion de France et bientôt la première , pas d'amalgame voyons, ne confondez pas Islam et islamisme, espèce d'infect islamophobe, l'Islam des Lumières est un message de paix et de tolérance, c'est les cathos qui sont intolérants".  Et ils repartent sur des chapeaux de roue pour aller saccager un champ d'OGM, ou manifester contre les cathos anti-avortement. Les divers "responsables" politiques ou associatifs, et les "hommes de médias" partagent tous la même "réserve" contre les blasphèmes et sentiments anti-religieux, le même "respect de l'Islam" et condamnent tous Robert Redeker , "qui bien sûr est libre de penser ce qu'il veut mais a exagéré dans la provocation".

    Mais moi je suis un homme libre, responsable de rien (irresponsable donc ), ni de droite ni de gauche, et je dis donc tout haut ce que certains pensent tout bas : "OUI la défense de la laïcité et de la liberté de conscience passe par la lutte, le combat d'idées, contre les religions, et surtout contre les religions s' autoproclamant universelles, et surtout contre le christianisme et l'Islam, et surtout, à notre époque, contre l'Islam, et non pas seulement contre la forme intégriste ou fondamentaliste de cette religion".

    Il s'agit de bien faire la différence entre les individus et les idées, et les idéologies, qu'elles soient politiques, "philosophiques" ou religieuses. Il va de soi que l'on doit le respect aux individus et à leur liberté de penser et de croire, tant qu'ils respectent la liberté des autres; par contre on n'a pas à respecter les religions ou les idées si l'on pense sincèrement qu'elles ne sont pas respectables. Je suis tolérant envers les individus, mais absolument intransigeant sur le plan des idées.

    La conviction qui est à la base de "Mathesis universalis" est simple : elle est que la révolution intellectuelle , le "changement de paradigme" du 17 ème siècle européen, d'où est issue la science moderne et plus généralement la modernité, est venue aussi mettre fin à l'époque des religions et des idéologies; désormais ce devrait être la science et la philosophie qui la fonde et à la fois est fondée sur elle, qui joue le rôle qu'auraient dû jouer les religions, à savoir l'unification de l'humanité en un peuple de "prêtres de la Raison". Mais si les religions ont été incapables de mener à bien cette tâche, comme le montre avec évidence la permanence jusqu'à nos jours des guerres ou conflits religieux, la science fait preuve de la même incapacité et infidélité, et ce selon nous parce qu'elle s'est séparée de la philosophie dont elle était issue : à partir du 18 ème siècle et des immédiats continuateurs de Descartes, Leibniz ou Malebranche,  un gouffre insondable a commencé de se creuser entre la philosophie, qui est bien souvent retombée dans son ornière scolastique ("Words ! words ! words!") dont Descartes avait voulu la libérer , et la physique et la mathématique, qui ont poursuivi leur route.... très en avant et "au large" du petit enclos philosophique !

    Aussi fixons nous pour tâche à la philosophie de l'avenir, si toutefois elle doit exister,  de redevenir, sous la forme de ce que nous appelons "Mathesis universalis", la compagne et à la fois la servante et la maitresse des sciences ; nous représentons ceci sous la forme d'un schéma mathématique d' adjonction entre deux foncteurs : l'un orienté de l'Unité vers le domaine du multiple, soit les sciences, l'autre orienté du multiple vers l'Un, la philosophie. Forme mathématique et rigoureuse de la procession plotinienne et néo-platonicienne.

    Mais la science actuelle file un mauvais coton, car elle oublie son rôle principal d'émancipation vis à vis des superstititions sectaires et religieuses par l'intelligibilité de plus en plus grande du monde, au profit de la domination et de l'exploitation de la "nature" dans le Gestell heideggerien, l'arraisonnement de tout, bref dans la technologie.

    Lee Smolin, dans son dernier ouvrage "Rien ne va plus en physique",  peint un tableau saisissant de cet état de fait pour ce qui est des institutions de recherche nord-américaines, où la liberté intellectuelle qui devrait être celle de la recherche est paralysée par le conformisme de quelques "grands pontes" âgés (et masculins ! et blancs !) qui fixent les bornes du domaine étriqué d'où les jeunes talents ne doivent pas sortir, domaine qui selon Smolin est celui de la "théorie des cordes",  qui selon lui toujours a échoué. Il appelle de ses voeux l'émergence de scientifiques-philosophes sur l'exemple des grands géants de la pensée du début du 20 ème siècle : Einstein, Heisenberg... Richard Feynman , ce grand virtuose des mathématiques, n'en était déjà plus un...

    Cet échec et cet enlisement de la physique date du début des années 80, la dernière grande réussite de la physique théorique étant le modèle standard, achevé vers cette date. Par ce qui n'est sans doute pas une coïncidence,  un mathématicien (je crois qu'il s'agit de Mac Lane , ou de Goldblatt) note qu'à partir de 1980 on assiste à une décrue des travaux théoriques par rapport aux travaux de mathématique appliquée à l'ingénirie. (Bien entendu, je ne veux pas dire par là qu'il ne faut pas faire de maths appliquées).

    Dans cette optique, la mutation de la recherche française annoncée par Sarkozy et ses valets sonne comme le glas : celui du rapprochement des unités de recherche et des entreprises, comprenez l'assujettissement total des premières aux secondes , soit l'alignement sur le monde américain et anglo-saxon, monde où les religions et le multiculturalisme relativiste tiennent le haut du pavé, et où la science doit renoncer à ses prétentions "fascistes" d'expliquer le réel pour se limiter au progrès technologique et à la prospérité économique . Les islamistes ne peuvent qu'être d'accord.

    Cette situation est selon nous désastreuse car elle marque le retour des obscurantismes religieux et idéologiques : avoir des portables toujours plus perfectionnés ne répond pas aux aspirations réelles de l'humanité, qui sont depuis Descartes et surtout Spinoza l'intelligibilité totale du monde, soit le projet philosophique et scientifique. La pensée, sinon la nature, a horreur du vide, et la place qui n'est pas prise par la Raison sera prise par les religions et leur irrationalisme foncier; si la Raison cède un pouce de terrain en admettant qu'une partie du réel lui échappe par essence, alors elle devra tout céder.

    Aussi nous joignons nous à l'appel à l'héroïsme adressé par Alain Badiou, suite à l'élection de Sarkozy,  aux hommes de science : ne pas renoncer à la tâche réelle de la science (et de la philosophie ajouterons nous) qui est d'ordre théorique , pour le plat de lentilles de la technologie. D'aileurs le réchauffement climatique et la limitation des ressources naturelles est là pour montrer la voie : dans l'ordre de la Pensée il n'y a aucune limite, la Raison est l'Infini; par contre dans l'ordre de l'extériorité naturelle, les limites à la maitrise et à l'exploitation du "Gestell" seront de plus en plus visibles...


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  • "La pensée de l'Asie et l'astrobiologie", de René Berthelot, est l'un de ces ouvrages importants que tout homme cultivé devrait avoir dans sa bibliothèque, et , ajouterais je, qu' il faudrait enseigner à l'école, tellement le thème du fanatisme religieux devient crucial de nos jours.

    D'ailleurs Léon Brunschvicg ne s'y est pas trompé, qui place un bref commentaire des thèses de ce livre au début de "L'esprit européen" (un des ouvrages capitaux de Brunschvicg, son legs à la postérité pourrait on dire, puisqu'il comprend les dernières leçons professées en Sorbonne de l'automne 1939 à Mars 1940, avant l'invasion allemande et la fuite dans la clandestinité de Brunschvicg, qui devait se terminer par sa mort en janvier 1944).

    "Astrobiologie", cela désigne le système d'idées que la marche des astres, avec sa régularité mathématique , et la croissance des plantes ont inspirées à l'humanité, et par lesquelles l'esprit des hommes a pu rattacher la vie humaine et les lois qui la règlent à la vie de la nature et aux lois de l'univers. Ce qui caractérise ce système c'est qu'en lui la force vitale et la loi mathématique sont intimement liées, et que l'esprit explique par cette union les évènements terrestre comme les phénomènes célestes. Il y a pénétration réciproque de l'idée de loi astronomique et de celle de vie végétale et animale; d'une part tout est conçu comme viant, y compris le ciel et les astres, de l'autre tout est soumis à des lois numériques, caractérisées à la fois par la nécessité absolue, par l'harmonie et la stabilité.

    La plupart des actuelles doctrines "ésotériques" ou occultes du monde et de l'homme : théosophie, doctrines d'Ouspensky et Gurdjeff, alchimie, soufisme, kabbale, mouvements de type "new age" sont une sorte de retour à l'un des stades anciens de cette astrobiologie, censé être un "pas en avant" par rapport à la science moderne "matérialiste et sans âme"; le cas le plus flagrant (et le plus attachant hélas, à cause de la personnalité hors normes de son fondateur ) est celui de l'anthroposophie de Rudolf Steiner. Et bien entendu nous devons mentionner aussi l'astrologie, l'inévitable astrologie, qui date de la Chaldée mais est devenue de nos jours le refuge des pauvres losers qui désirent que leur petite vie soit bien cadrée tous les matins par le petit encadré consacré à leur signe, et aux charlatans qui les exploite... sans oublier les recruteurs en entreprise, qui accordent grande importance à toutes ces fadaises de signe astrologique et d'écriture, voire de numérologie du nom etc..etc..

    Mais il s'agit là d' un pas en avant imaginaire , illlusoire, d'une avancée dans l'obscur: car le "progrès de la conscience dans la philosophie occidentale" étudié par Brunschvicg ne laisse place à aucune équivoque dans l'orientation : l'astrobiologie constitue un stade intermédiaire, stade qui a longtemps dominé l'Asie et le monde méditerranéen, entre les croyances primitives de l'animisme et du chamanisme, et la spiritualité pure de la science moderne et de la philosophie qui l'accompagne, qui est la "Mathesis universalis.

    Seulement ce stade intermédiaire, qui , initié en Chaldée et à Sumer, inspire des civilisations aussi variées que la Chine, l'Inde, la Perse, l'Assyrie, l'Egypte, Babylone , Israel  et la sphère méditerranéenne (y compris donc la Grèce ancienne) , est bien complexe; pour résumer ce qui ne saurait faire l'objet que de très longs développements , on assite à une sorte de décantation, de séparation chimique (ou alchimique) entre les deux éléments hétérogènes que sont la nécessité et la spiritualité d'ordre mathématique, qui sera transmis à l'Europe selon un processus long et compliqué, et l'élément violent, passionnel, irrationnel , qui caractérise la "vie" végétale et surtout animale, et qui sera l'apanage de l'Asie : soit qu'elle reste en arrière du mouvement qui aboutit à la science moderne, soit qu'elle soit touchée par l'expansion du monothéisme islamique, qui constitue la plus radicale continuation du prophétisme juif et son universalisation.

    Le monothéisme se signale certes par son opposition violente à la fois aux cultes agraires et à l'adoration des astres. Mais ce n'en est pas moins à partir d'idées présentes dans les religions astrales que l'idée monothéiste s'est formée, et d'ailleurs la distinction entre dieux "bons" (solaires,sidéraux, "lumineux") et démons nocturnes , qui aboutit à celle entre un Dieu bon et un "principe du Mal", n'a pas une autre origine; c'est d'Iran et de Babylone que prend son essor l'idée de l'unité de Dieu , qui est en même temps un Dieu personnel, et qu'elle est transmise aux Hébreux. Le passage du dieu de la cité, de la tribu, à un Dieu unique de l'univers, s'est opéré à Babylone avant qu'il ne s'opère en Israel. Et il a ensuite été transmis à l'humanité moderne par le biais du christianisme et de l'Islam.

    Mais l'évolution de l'Occident (chrétien) se différencie de celle de l'Asie et du monde islamique en ce qu'elle débouche sur la mutation scientifique de la fin du moyen Age au 17 ème siècle, mutation qui se constitue dans l'abandon définitif de l'élément passionnel, irrationnel qui caractérise le "Dieu personnel" du judaïsme et surtout de l'Islam. La décantation atteint son point final, seul reste l'élément purement spirituel car purement mathématique du monde des astres.

    Cette histoire, qui dure depuis quatre siècles, dure encore, et continue en montant toujours vers une connaissance plus unifiée et donc vers une "conscience" plus évoluée moralement, et en abandonnant (dans la révolution du 20 ème siècle en physique) ce qui était trop naïf dans la notion de stabilité et de loi immuable. Einstein, dont la relativité générale est à l'origine de la cosmologie moderne et de la très importante notion (rappelée par Smolin, que certains qualifient de "nouvel Einstein") de "background independance", comportant le caractère dynamique et évolutif accordé à la géométrie, était encore tellement influencé par l'éducation qu'il avait reçue à la fin du 19 ème siècle qu'il éprouvait toutes les peines du monde à oser même concevoir un Univers qui ne soit pas statique.

     Mais elle est bien plus menacée, cette évolution des idées qui se fait à coup de révolutions,  par le "retour" de l'élément non informé ni pacifié par l'idéalisme philosophique et mathématique, et qui prend de nos jours le visage de Ben Laden. Gageons que celui ci et tous ses "frères et semblables" ne se préoccupperont guère de ce que les vérités de la géométrie évoluent, mais par contre, pour ce qui est des lois d'Allah, ils risquent de se montrer intraitables Mort de rire


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  • Les récentes lettres supplémentaires de Mèrre Teresa publiées ont provoqué un certain émoi médiatique , bien artificiel : la religieuse albanaise, qui a consacré sa vie aux pauvres et aux mourants à Calcutta, doutait de l'existence de Dieu.

    Et alors ? ce qu'il faut retenir de ce personnage, n'est ce pas son altruisme, son esprit de sacrifice, qui n'a rien à voir avec ses croyances ou ses doutes, et se situe même, comme je vais l'expliquer ici, aux antipodes de l'attitude religieuse, qui est essentiellement confinée au plan vital et sentimental, c'est à dire au plan de l'ego et donc de l'égoïsme ?

    Examinons une à une ces "nouvelles citations" qui provoquent le trouble.... d'ailleurs un problème auxiliaire, qui ne nous concenre pas ici, serait de savoir si la vraie foi peut être accessible au doute, ou se caractérise plutôt par la certitude inébranlable d'un roc ...

    "Jésus a un amour tout particulier pour vous. Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas", avait-elle écrit en 1979 à un confident, le pasteur Michael Van Der Peet.

    «Où est ma foi -- tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité -- mon Dieu -- que cette souffrance inconnue est douloureuse -- je n'ai pas la foi», a-t-elle écrit dans une lettre non datée adressée à Jésus. «S'il y a un Dieu -- s'il vous plaît pardonnez-moi -- quand j'essaie de me tourner vers le Paradis -- il y a un tel vide coupable...»

    «J'appelle, je m'agrippe, j'en veux -- et il n'y a personne pour répondre -- personne à qui m'accrocher, non, personne -- seule».
     

    On nous précise aussi que "Mère Teresa a eu des visions, des appels du Christ. Au cours de l'une d'elles, elle a parlé à Jésus crucifié sur sa croix.

    Mais les lettres révèlent qu'à part un bref répit, la religieuse vêtue de son sari blanc bordé de bleu a passé la plupart des dernières 50 années de sa vie à douter de l'existence de Dieu, en contradiction avec le visage qu'elle affichait en public.
    "

    Dans une autre lettre, écrite en 1959, elle a écrit: «Si Dieu n'existe pas -- il ne peut pas y avoir d'âme -- s'il n'y a pas d'âme alors Jésus -- toi non plus tu n'existes pas.»

    Quels sont les termes qui doivent retenir l'attention dans ces "aveux" de Mère Teresa, et nous mettre ainsi sur la voie de la compréhension, somme toute assez aisée, de ce qui se passe vraiment dans cette âme, comme dans celle de thérèse d'Avila, et en fait dans toute âme "croyante" (même si la violence qui caractérise ces deux "saintes" les met à part, dans une situation d'exception ) ?

    "Je m'agrippe...j'appelle...je regarde... j'écoute...j'en veux " (et de quoi veut elle ainsi  ??)

    tous verbes qui signalent la préoccupation pour l'extérieur, soit l'abandon de l'intériorité spirituelle, le désir d'obtenir, de gagner...en fait le contraire de la prétendue "passivité mystique".

    Et ces attitudes tournées vers la transcendance ne peuvent obteenir que la négation, puisque l'extérieur par excellence c'est l'espace et son silence infini s'agissant de la vie humaine biologique. C'est bien ce qui se passe, comme en témoignent :

    "je ne vois pas... je n'entends pas...le silence...le vide....l'obscurité....personne pour répondre...personne à qui m'accrocher , non, seule...il ne peut y avoir d'âme...alors toi non plus Jésus tu n'existes pas"

    en somme la Nuit obscure de Saint Jean de la Croix diront les grands amateurs de poésie mystique. Mais Mère TERESA est vraiment une sainte en ce qu'elle est honnête, elle refuse toute fiction , toute édification pour culs bénits : s'il n'y a rien, alors elle refuse d'inventer quelque chose !

    Telle est aussi l'honnêteté qu'assigne Brunschvicg à la philosophie qui s'est mise à l'école de la mathématique , sous la forme d'une totale autonomie de la conscience, d'une méthode d'immanence qui refuse les illusions de la Transcendance:

    "si c'est oui, alors nous répondrons oui; si c'est non, ce sera non"...

    "un oui, un non, une ligne droite, un but" : ainsi le Nietzsche de l'Antéchrist caractérisait il pour sa part l'idéal des "hyperboréens" en 1888.

    L'attitude religieuse n'a rien de spirituel : elle est confinée à la basse atmosphère de l'égoîsme vital, et ses rêves futiles d'un Dieu-Papa, sur l' épaule duquel  il serait bon de pouvoir pleurer, qui saurait quand c'est nécessaire jouer les pères fouettards car il en faut à certains et certaines...et cet autre rêve imbécile d'une éternité et d'une immortalité psychique.

    L'attitude philosophique virile, qui est aussi l'attitude mathématique , est bien différente : l'éternité est conquise dans le temps, dans le présent, et le corps et le bas psychisme sentimental (c'est à dire pleurnicheur) est laissé à son destin inéluctable de décrépitude puis d'anéantissement.

    Je ne peux trouver formule plus belle que celle de Brunschvicg pour la dépeindre: il s'agit de "renoncer à la mort"...

    la mort "ce peu profond ruisseau calomnié", qui n'a aucun caractère extraordinaire ou mystérieux ou sacré. "Devenir immortel ...et puis mourir" disait aussi Melville dans "A bout de souffle" de Godard en 1959.

    De quoi s'agit il ? pas de suivre des techniques d'immortalité alchimiques, taoîstes, "tantriques" .... toutes charlataneries vendues très cher par de prétendus "gourous" à des bobos-gogos (et j'ajouterais que ces escrocs ont bien raison de profiter des bobos).

    Que non pas !

    il s'agit simplement de consacrer sa vie, entre les "durées" entourant les années proches de la naissance et les instants proches de la mort, où l'âme a déjà disparu ("l'âme meurt plus vite que le corps" dit Nietzsche-Zarathoustra) à cette "compréhension unitive" de l'Etre et du monde au moyen de l'étude rationnelle (physique mathématique et philosophie) grâce à laquelle les terreurs de la mort disparaissent comme les nuées matinales au soleil du Grand Midi.


     


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  •  http://atheisme.free.fr/Citations/Einstein.htm

    "Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l'ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains."
    (Albert Einstein / 1879-1955 / Télégramme au rabbin Goldstein de New York, avril 1929)

    "Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être soi-même un mouton."
    (Albert Einstein / 1879-1955 / Comment je vois le monde / 1934)

    "Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique : ce ne peut être que par erreur qu'ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement."
    (Albert Einstein / 1879-1955 / Comment je vois le monde / 1934)

    "Je ne peux pas imaginer un Dieu qui récompense et punit l'objet de sa création. Je ne peux pas me figurer un Dieu qui réglerait sa volonté sur l'expérience de la mienne. Je ne veux pas et je ne peux pas concevoir un être qui survivrait à la mort de son corps. Si de pareilles idées se développent en un esprit, je le juge faible, craintif et stupidement égoïste."
    (Albert Einstein / 1879-1955 / Comment je vois le monde / 1934)

    "Cette conviction, liée à un sentiment profond d'une raison supérieure, se dévoilant dans le monde de l'expérience, traduit pour moi l'idée de Dieu."
    (Albert Einstein / 1879-1955 / Comment je vois le monde / 1934)

    "J'affirme que le sentiment religieux cosmique est le motif le plus puissant et le plus noble de la recherche scientifique."
    (Albert Einstein / 1879-1955 / Idées et opinions)

    "Je suis fasciné par le panthéisme de Spinoza, mais j'admire plus encore sa contribution à la pensée moderne, parce qu'il est le premier philosophe qui traite l'esprit et le corps comme unité, et non comme deux choses séparées."
    (Albert Einstein / 1879-1955)

    "Quiconque prétend s'ériger en juge de la vérité et du savoir s'expose à périr sous les éclats de rire des dieux puisque nous ignorons comment sont réellement les choses et que nous n'en connaissons que la représentation que nous en faisons."
    (Albert Einstein / 1879-1955)

    "Définissez-moi d'abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j'y crois."
    (Albert Einstein / 1879-1955)

    "Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito."
    (Albert Einstein / 1879-1955)

    "Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue."
    (Albert Einstein / 1879-1955)

    "La science sans religion est boiteuse, la religion sans science est aveugle."
    (Albert Einstein / 1879-1955)

    "Il est plus difficile de désagréger un préjugé qu'un atome."
    (Albert Einstein / 1879-1955)

    "Ce qui m'intéresse vraiment c'est de savoir si Dieu avait un quelconque choix en créant le monde."
    (Albert Einstein / 1879-1955)

    "L'escalier de la science est l'échelle de Jacob, il ne s'achève qu'aux pieds de Dieu."
    (Albert Einstein / 1879-1955)

    "A force de lire des ouvrages de vulgarisation scientifique, j'ai bientôt eu la conviction que beaucoup d'histoires de la Bible ne pouvaient pas être vraies. La conséquence a été une véritable orgie fanatique de libre pensée accompagnée de l'impression que l'Etat trompe intentionnellement la jeunesse par des mensonges. C'était une impression écrasante. Cette expérience m'a amené à me méfier de toutes sortes d'autorité, à considérer avec scepticisme les convictions entretenues dans tout milieu social spécifique : une attitude qui ne m'a jamais quitté, même si par la suite, parce que j'ai mieux compris les mécanismes, elle a perdu de son ancienne violence."
    (Albert Einstein / 1879-1955)

    ... et pour ceux qui auraient encore des doutes :

    "Ce que vous avez lu sur mes convictions religieuses était un mensonge, bien sûr, un mensonge qui est répété systématiquement. Je ne crois pas en un Dieu personnel et je n'ai jamais dit le contraire de cela, je l'ai plutôt exprimé clairement. S'il y a quelque chose en moi que l'on puisse appeler "religieux" ce serait alors mon admiration sans bornes pour les structures de l'univers pour autant que notre science puisse le révéler."
    (Albert Einstein / 1879-1955 / "Albert Einstein : le côté humain" édité par Helen Dukas et Banesh Hoffman, lettre du 24 mars 1954)

    Note de Mathesis universalis:

    Einstein est un exemple particulièrement frappant et admirable de savant-philosophe, tels que l'humanité en a connus aux débuts de la période philosophique, soit avec les philosophes présocratiques dits "ioniens", qui étaient en même temps les premiers philosophes et les premiers physiciens, puis de la fin du moyen âge jusqu'au 17 ème siècle : Descartes et Newton euvent être encore considérés comme des exemples de "philosophe-savant" (Newton serait plutôt un "savant-philosophe", comme einstein d'ailleurs). Au cours du 20 ème siècle, on en a quelques exemplaires très rares : Whitehead et Gödel sont les plus intéressants. Lee Smolin se pose la question, dans son dernier livre "Rien ne va plus en physique", du déclin de la physique et de la science, et le rattache à cette autre question : pourquoi ne voit on plus de nos jours de physiciens qui soient aussi intéressés par la philosophie, tout comme Einstein ? (en fait, il en existe, par exemple Bernard d'Espagnat).

    L'attitude religieuse d'Einstein est à ce titre particulièrement intéressante à étudier, spécialement pour ceux qui comme nous cherchent à mettre à bas les prétendues "religions" , toutes idolâtres, et surtout Islam et christianisme, ces deux "faux universalismes" qui ont acheminé l'humanité sur la voie vers l'abîme, à les abattre non par la violence mais en les remplaçant par la "religion" véritable, celle de la rationalité philosophique et scientifique. Cette attitude est bien proche de celle de Brunschvicg, autre philosophe très inspiré par Spinoza mais qui n'était pas lui même un scientifique. Elle gagnera à être mise en parallèle avec celle de Gödel, lui aussi attaché à l'élaboration d'une philosophie entièrement scientifique, mais dont la conception de "Dieu" découle plutôt de celle de Leibniz, ainsi qu'avec celle de Whitehead.

    Je profite juste de cet article pour rectifier une erreur , ou plutôt un mensonge, à propos de la prétendue sympathie qu'Einstein aurait eue pour l'astrologie : son rationalisme n'a jamais pu être pris en défaut, sur ce point pas plus qu'ailleurs, et il savait, comme toute personne sensée, que l'astrologie n'est qu'un immiondice appartenant aux bas-fonds occultistes de l'esprit, à la "cuisine des sorcières"... voir là dessus par exemple Wikipedia :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Einstein

    "Contrairement à la citation qui lui est attachée par de nombreuses publications, en particulier celui de l'astrologue Élisabeth Teissier, Einstein ne voyait dans l'astrologie que supercherie. Il a notamment exprimé son opinion très négative sur le sujet dans une introduction qu'il a écrite en 1951 pour l'ouvrage de Carola Baumgardt.

    Citation apocryphe qui lui est attribuée : « L'astrologie est une science en soi, illuminatrice. J'ai beaucoup appris grâce à elle et je lui dois beaucoup. Les connaissances géophysiques mettent en relief le pouvoir des étoiles et des planètes sur le destin terrestre. À son tour, en un certain sens, l'astrologie le renforce. C'est pourquoi c'est une espèce d'élixir de vie pour l'humanité. »

    Ce faux a pour origine le Huters astrologischer Kalender de 1960, publié en 1959. La phrase a donc été forgée environ cinq ans après la mort d'Einstein."

     

     





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  • L'émission proposée par Arte le 28 août : "Ces musulmans qui disent non à l'islamisme" était intéressante  seulement  grâce au premier film sur l'engagement de Mohamed Sifaoui. Le second film de la soirée, sur "Le Prophète et les femems" était par contre sans aucun intérêt, se bornant à ressasser les vieux clichés conformistes et "islamiquement corrects" sur "Mahomet le grand ami des femmes"...cet homme qui a défloré son épouse Aicha alors qu'elle avait 9 ans et lui 54 ! qui a tué l'un de ses compagnons pour lui voler sa femme, et qui a décrété que la femme adultère devait être tuée !

    Mohamed Sifaoui est un  journaliste algérien, réfugié politique en France depuis quelques années, est à coup sûr un homme admirable de courage et de ténacité. Il paye très cher son engagement contre l'islamisme, puisqu'il doit se déplacer en permanence entouré de deux policiers, et que sa famille doit vivre dans la clandestinité.

    quelques liens à son sujet :

    http://www.prochoix.org/cgi/blog/2004/12/05/36-tentatives-pour-censurer-le-documentaire-denvoye-special-realise-par-mohamed-sifaoui-sur-tariq-ramadan

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Sifaoui

    http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Forum/Livre-SifaouiFreresAssassins.html

    et surtout son blog:

    http://www.mohamed-sifaoui.com/article-6826751.html

    sur lequel on apprend par exemple que Christine Boutin, ministre de Sarkozy, a déclaré publiquement, sans rire et à jeun qu'elle pense qu'il est possible que G W Bush soit derrière les attentats du 11 Septembre 2001.

    Oui, un homme admirable, et un musulman pratiquant et sincèrement engagé contre l'islamisme. Il n' a d'ailleurs pas que les islamistes comme ennemis, mais aussi des gauchistes et de prétendus "intellectuels", parmi lesquels Jean Baptiste Rivoire ou Vincent Geisser, qui l'accusent, sans le moindre commencement de preuves, d'être un agent des services secrets algériens !

    http://www.algeria-watch.org/farticle/nezzar_souaidia/sifaoui_agent.htm

    A noter un lapsus révélateur lors de l'émission : un haut responsable de la mosquée de Paris, très en colère contre Mohamed Sifaoui, déclare devant la caméra : "il ne m'intéresse pas, il fait partie de ces arabes qui renient leur religion".... puis sur une observation du reporter il corrige peu après : "de ces musulmans qui renient leur religion"... mais il est évident que dans l'esprit de ces gens là, la religion des "vrais arabes" ne peut être que l'Islam !

    Autre point intéressant, concernant cette fois l'état d'esprit "politiquement correct" des journalistes français ayant réalisé l'émission : ils parlent de la "tendance à la provocation" de Sifaoui lorsque celui ci parle de sa propre cohérence ("j'apprécie la démocratie et le mode de vie occidental, donc je suis cohérent avec moi même en venant vivre en Europe") et demande aux islamistes qui sont de plus en plus nombreux à venir s'implanter en Occident la même cohérence: "vous voulez que votre fille porte le voile ? eh bien allez donc vivre en Arabie saoudite ou en Iran, là bas elles n'auront aucun problème, au contraire c'est au cas où elles ne porteront pas le voile qu'elles seront battues" .... je ne vois là aucune provocation, mais du simple bon sens !

    Je voudrais cependant expliquer pourquoi je ne peux être d'accord avec lui sur le fond, ce qui ne diminue en rien l'admiration que je lui porte, et mon opinion selon laquelle il doit être soutenu par tous les ennemis du fascisme et de l'obscurantisme religieux.

    En fait ce n'est d'ailleurs peut être pas vraiment un désaccord : il affirme être un musulman pieux, "restant fidèle à sa religion" (comme Descartes disait être toujours resté fidèle à la "religion de sa nourrice") ET un démocrate. Jusqu'ici aucun problème ! il a parfaitement le droit de pratiquer la religion qu'il veut, à condition de ne pas faire de prosélytisme et de laisser toute autre personne libre de ses choix religieux (ou non religieux). Or il est clair qu'il respecte ces conditions.

    Par contre, et il ne s'agit donc pas forcément d'un désaccord, mais d'une clarification, il y aurait problème si lui ou d'autres personnes allaient au delà jusqu'à inventer un prétendu "Islam des lumières" qui serait compatible, voire l'inventeur, de la démocratie, de la rationalité scientifique et des "valeurs positives" de la modernité occidentale.

    Or, et c'est une thèse centrale de "Mathesis universalis", la démocratie et la rationalité (scientifique et philosophique) sont  grecques, et seulement grecques.  Elles n'ont rien à voir avec la deuxième racine de l'Occident, à savoir ce que j'ai appelé la racine abrahamique (judeo-islamo-chrétienne). Attention : il n'y a rien d'ethnique dans ce que j'appelle ici "grec" et "abrahamique", et c'est un danger très réel de l'interpréter de manière ethnique, comme l'ont fait de nombreux penseurs, notamment nazis, opposant un élément "sémitique" à un élément "aryen", ou disaaon "indo-européen" en termes plus policés. Ce n'est pas le cas ici : "grec" fait simplement allusion à la naissance de la philosophie en Grèce antique, dans l'oeuvre des philosophes et physiciens "ioniens" qui d'ailleurs étaient quasiment tous asiatiques et non grecs !

    Quant à "abrahamique", ce terme fait référence à l'élément de pensée métaphysique présent dans le judaïsme, le christianisme et l'Islam. Ce sont d'ailleurs surtout ces deux derniers que j'ai attaqués de manière virulente, au titre de "faux universalismes", par rapport à ce que j'estime être le véritable universalisme, de nature intellectuelle, que j'appelle "mathesis universalis" et qui serait simplement la philosophie (débarrassée de ses éléments islamiques et chrétiens, c'est à dire dans ma terminologie "démystifiée")  rejoignant son rejeton la science , ou plutôt ce que l'on doit appeler les sciences, pour les réunifier en une science unitaire : "mathesis universalis". Voir par exemple ce que j'ai écrit là dessus dans cet articles (et les trosi articles suivants) sur mon ancien blog :

    http://mathesis.over-blog.com/article-6785107.html

    Encore une fois, on ne doit pas interpréter ce que je dis en termes ethniques, ou à propos des individus : je suis parfaitement conscient que beaucoup de juifs, de chrétiens et de musulmans, la plupart même,  sont à titre individuel des personnes parfaitement respectables et estimables. Je m'attaque à des idées, des pensées et des idéologies, non à des personnes. Et cela dépasse d'ailleurs et de loin la pure et simple pratique religieuse. Nous tous qui sommes nés et vivons en Europe, et que nous soyions juifs, chrétiens ou athées, nous sommes influencés par le christianisme au plus profond de nous mêmes, et je ne suis pas certain qu'il soit possible de nous en désintoxiquer totalement; c'est pourtant l'objectif que je fixe à la philosophie sous forme de mathesis.

    Je suis entièrement d'accord avec  Mohamed Sifaoui quand il affirme que l'idéologie islamiste, sous sa forme de violence et de fanatisme, a depuis les débuts coexisté avec l'Islam. Je suis aussi d'accord avec lui quand il dit qu'il est parfaitement possible d'être musulman sans être islamiste (c'est à dire fasciste), et je le soutiens quand il se fixe comme objectif de lutter contre l'islamisme qui est d'après lui de plus en plus influent , dangereux et fanatisé en Europe et en Occident.

    Par contre je désire clarifier les choses sur le thème de l'origine : les fameuses valeurs de démocratie et de raison ne proviennent aucunement de l'abrahamisme; elles sont devenues celles d'une majorité de chrétiens et de juifs pour la seule et unique raison que judaïsme et christianisme ont été influencés (et la réciproque  est vraie aussi) par la rationalité "grecque", philosophique et scientifique, notamment à partir du 17 ème siècle européen, avec Descartes et Spinoza.

    La différence entre la pensée "abrahamique" et la pensée "grecque" (philosophique) peut être caractérisée en fisant appel aux notions de "grue" de et "crochet céleste" employées par Daniel Dennett (dans "Darwin's dangerous idea"):

    -la pensée abrahamique, celle que l'on trouve dans les faux universalismes que sont christianisme et Islam, se caractérise par son dogmatisme, procédant par "crochets célestes" : tout vient d'En Haut (à la manière d'un crochet qui pend dans le cile, on ne sait pas où), le motif dernier des "impératifs divins" échappe à la raison. Selon nous il s'agit là d'une idolâtrie radicale accompagnée d'une incohérence complète, puisque si Dieu est transcendant à l' esprit humain, radicalement inintelligible, comme l'a posé Jean Chrysosotome par exemple, comment se fait il qu'il s'adresse à l'humanité et intervient dans le cours de l'Histoire ?

    -la pensée philosophico-mathematico-grecque procède en sens inverse, selon la figure de la "grue" (l'instrument des chantier de construction), de bas en haut : on part du sol de l'expérience quotidienne pour s'élever peu à peu, selon les opérations d'une pensée qui sont semblables "au vol d'un avion" (comme le dit Whitehead dans "Process and reality") et quitter ce sol pour le "ciel intelligible" de la mathesis... avant de réatterrir sur le sol de l'expérience coutumière, enrichis des découvertes de la science théorique.

    La Raison (mathématicienne) est infinie en ce que, comme l'a démontré rigoureusement le théorème d'incomplétude de Gödel, aucun système d'axiomes ne pourra jamais "contenir" toute la vérité (par voie de dérivation logique à partir des axiomes). Ou encore, comme le dit Badiou : "il n'y aura pasd'épiphanie de la Vérité". C'est aussi la raison pour laquelle Brunschvicg avait une piètre idée des logiciens, opposant à la logique le travail d'inventivité des mathématiciens (il allait cependant trop loin dans ce sens à mon avis). Cela touche aussi à la différence entre pensée synthétique (axiomatique, comme dans le système d'Euclide) et analytique (procédant selon l'ordre de la découverte).

     


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